Le projet SPIN vise à démontrer la viabilité et faciliter la réappropriation d’un modèle de maraîchage urbain et collaboratif. Il s'agit de produire localement des fruits et légumes frais dans le respect de l’humain et de la terre.

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À ce jour, il n’existe que très peu de surfaces cultivables d’1 ha ou plus et à des prix accessibles à Bruxelles. Par contre, il existe plus de 1 000 ha de parcelles de moins de 50 ares dans la Région de Bruxelles-Capitale dont la plupart sont des jardins privés. Le projet SPIN fait l’hypothèse innovante qu’il est possible de cultiver sur de plus petites surfaces - à partir de 5 ares-, et de collectionner celles-ci jusqu’à obtenir un tissu interconnecté assez conséquent que pour constituer une micro-ferme viable (économiquement, socialement, environnementalement) dans une démarche « agro-écologique », c’est-à-dire avec un recours minimal aux énergies fossiles et une inclusion la plus grande possible, rendant ainsi au travail humain sa place et sa valeur/fonction productive dans l’alimentation.

Le concept de SPIN Farming (pour Small Plot Intensive Farming soit Maraîchage intensif sur petites surfaces), développé aux Etats-Unis et au Canada, propose un modèle d’exploitation en micro-agriculture urbaine. Ce modèle dont la rentabilité commerciale s’appuie sur une distribution ultra-locale, repose également sur les principes d’économie circulaire. Concrètement, ce modèle d’exploitation en micro-agriculture vise à transformer les espaces verts publics et privés (jardins, terrains en friches, éventuellement parcs, ...) en source de production alimentaire diversifiée et économiquement rentable.

L’objectif tangible auquel veut aboutir le projet, au terme de trois ans de co-création, est une objectivation des conditions de viabilité, de résilience et de création d’emplois (avec un salaire et un horaire normaux) de la méthode du SPIN Farming appliquée au contexte bruxellois, et ce, sur la base d’un cas pratique en conditions réelles.