Un système alimentaire durable doit garantir l’accès durable à une alimentation saine et de qualité pour tous, y compris pour les populations pauvres et précaires. La connexion des populations précaires à des systèmes alimentaires alternatifs qui promeuvent de nouvelles formes de solidarités, de coopérations et d’échanges peut-elle soutenir leur accès durable à une alimentation diversifiée et de qualité ?

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A Bruxelles, le secteur de l’aide alimentaire joue un rôle non négligeable au sein du système d’alimentation. En effet, plus de 37.000 personnes y recourent pour se nourrir, en fréquentant les distributions de colis, les restaurants sociaux ou les épiceries sociales.

L’alimentation durable poursuit des objectifs écologiques, économiques et sociétaux. Le développement d’un système d’alimentation durable qui ne profiterait qu’à certaines franges de la population, à l’exclusion d’autres, entretiendrait la dualisation du système d’alimentation et passerait à côté de ses ambitions de transition tant environnementales que sociétales.

Les organismes d’aide alimentaire (travailleurs salariés et volontaires), leurs publics bénéficiaires, la FdSS (Fédération des services sociaux) et Soli-Food, la plate-forme d’achats solidaire, souhaitent collaborer à la création, au développement et à l’évaluation d’initiatives-pilotes permettant :

  • premièrement, aux publics les plus précaires :
    • de bénéficier de l’accès durable à une alimentation de qualité et diversifiée
    • d’être sensibilisés à la promotion d’une alimentation saine,
    • d’être connectés à des systèmes alimentaires alternatifs qui promeuvent de nouvelles formes de solidarités, de coopérations et d’échanges en mettant en place de nouveaux collectifs.
  • deuxièmement, du côté de l’approvisionnement, aux organismes d’aide alimentaire d’accroître leurs capacités de récolte de produits de qualité en particulier de produits frais (légumes et fruits), en s’associant davantage à cette transition vers des systèmes d’alimentation durable :
    • en participant eux-mêmes à une production intra-urbaine (via des potagers sociaux par exemple),
    • en luttant contre le gaspillage alimentaire en structurant mieux la récupération d’invendus,
    • en systématisant les collaborations avec des producteurs, transformateurs et distributeurs de denrées qui proposent des alternatives favorables au développement d’une alimentation durable.

Pour atteindre ces objectifs, le projet ambitionne de répondre à la question de recherche principale qui est : en quoi et comment ces dispositifs innovants, associant le secteur de l’aide alimentaire à la transition vers un système alimentaire durable, sont-ils susceptibles d’accroître durablement la liberté de choix et le champ des usages alimentaires des publics défavorisés ?